Mon premier est une invention de la Révolution française et du Romantisme.
Mon deuxième est un dieu pour les dévots de la Sorbonne.
Mon troisième est le grand fantasme des biographes sentimentaux et des comédiens candides.
Mon quatrième est la plus étonnante supercherie de la littérature française.
Mon tout se nomme Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière.
Mais le culte national proclame :
ARTICLE PREMIER : rien ne doit ternir la gloire de Molière.
ARTICLE DEUX : nul ne doutera de son génie universel.
ARTICLE TROIS : toujours déprécier Pierre Corneille au profit de Molière.
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L’Association cornélienne de France
et le groupe de recherches
www.corneille-moliere.org
poursuivent deux buts :
• Faire éclater la vérité sur l’Affaire Corneille-Molière.
• Rendre à Pierre Corneille ce qui lui appartient pour lui redonner le prestige et la stature qui auraient dû rester les siens.
Pour la première fois un site internet présente le dossier toujours plus complet de cette affaire révélée en 1919 par l’écrivain Pierre Louÿs. S’appuyant sur les recherches les plus pertinentes, corneille-moliere.org démontre que c’est Pierre Corneille, l’auteur du Cid, qui a écrit les chefs-d’œuvre signés Molière. Car ce dernier, issu de la vieille Basoche théâtrale des Enfants-sans-soucis, n’a jamais rien écrit de sa main, se contentant de laisser ses collaborateurs raccommoder ou plagier un grand nombre de pièces françaises, espagnoles et italiennes, – ou achetant, grâce à sa fortune, des comédies à des artistes nécessiteux.
Molière n’a jamais été :
- « l’écrivain du peuple » que l’après Révolution française a fabriqué,
- la « grande âme » que le Romantisme a idéalisée,
- le « génie national » que l’Université a dogmatisé,
- le « saint laïque » que l’Ecole publique de la IIIe République a prêché.
En revanche, il fut :
- le porte-voix puis le prête-nom de Pierre Corneille.
- le Bouffon du Roi.
L’histoire du pacte discret qui associa en 1658 Molière et Corneille, et dès 1661 ces deux artistes à Louis XIV est bien plus passionnante que tout ce qu’une critique bien-pensante conte sur ces trois personnages qu’elle a soin de tenir éloignés le plus possible. Des faits incompréhensibles ou anormaux, passés sous silence ou dénaturés, sont explicables dès que sont associées les carrières de Pierre Corneille et de Molière.
La vérité historique que nous avons à cœur de réhabiliter peut être résumée ainsi :
Le statut, propre au seul Molière, de Bouffon du Roi et intendant de ses « Divertissements », son association discrète avec Pierre Corneille, les usages institutionnels propres au XVIIe siècle ("bouffonnariat", Société des Enfants-sans-souci, Service du Roi, prête-nom, appropriation d’une pièce par le comédien qui en assume l’entière responsabilité, variabilité de la notion d’auteur) sont à l’origine de la fortune de Molière et de l’imposture littéraire posthume que l’après Révolution française, la IIIe République et l’Université lui font jouer.
Le site corneille-moliere.org réunit tous les chercheurs et intellectuels qui veulent dévoiler l’Affaire Corneille-Molière, malgré le silence opaque dont on entoure leurs travaux.
Pierre Corneille n’a jamais été l’homme "ultra-vertueux" et "maussade" qu’on a, pour des raisons idéologiques, opposé à la "truculence" et à la "spontanéité" de Molière. Cette vision simpliste est celle de la IIIe République qui entreprit, en dépit de la vérité historique, de faire de Molière un « grand auteur républicain de génie ».
Nous voulons replacer la vie et l’œuvre de Pierre Corneille et de Molière dans la perspective du XVIIe siècle – l’unique perspective historique – tout en faisant la lumière sur la passionnante histoire de leur collaboration.
Vous êtes chercheur, étudiant, lettré, dix-septiémiste, amateur d’énigmes ou simplement curieux d’aller au fond des choses ? Vous aimez l’œuvre de Pierre Corneille ? L’idolâtrie moliéresque vous agace ? Les dogmes culturels institutionnels vous inquiètent ? Vous voulez vaincre les idées reçues ?
Participez au site officiel de l’Affaire Corneille-Molière :
www.corneille-moliere.org